Artisanat, montrant l'identité de la Sardaigne
L’essence de la Sardaigne est dans la trame d’un filé, dans les broderies d’un tapis et dans les formes d’une élégante robe traditionnelle. Son esprit est ‘tressé’ par des mains habiles dans une corbula de jonc ou d’asphodèle, il est enchâssé dans une maille filigrane, la technique par excellence de l’orfèvrerie sarde. La lumière de l’Ile brille dans une lame d’arresoja, dans le reflet d’un objet en verre ou dans le rouge intense d’un collier en corail. Son feu brûle dans la forme d’un meuble en fer forgé. Son âme est dans une sculpture en pierre, un symbole archaïque d’une terre millénaire. Connaitre la Sardaigne signifie s’enfoncer dans son identité la plus profonde et authentique à travers les techniques de décoration d’une scivedda (un récipient en céramique) et de gravure du bois d’une cascia (coffre nuptial) et de masques de carnaval, elle est dans le tannage des peaux pour en obtenir des chaussures ou des selles. L’artisanat artistique, traditionnel et de design, est l’âme vitale de la Sardaigne, un élément culturel essentiel d’un peuple qui transmet avec fierté des connaissances et des compétences séculaires.
Sortons pour revoir les étoiles
Peu de lumières artificielles et d’air pur, le ciel au-dessus de la Sardaigne est à l’abri de la pollution environnementale et lumineuse, libre d’offrir le meilleur de lui-même et de montrer, dans l’obscurité de la nuit, la lune et les constellations, les planètes et les météores. Ce sera le moment des cieux nocturnes qui ne craindront pas des limites, un immense planétarium où l’on peut rester en tête à tête avec les premières étoiles qui apparaissent au crépuscule, solitaires et chargées d’énergie, ou en compagnie de la ‘super-pleine lune’ de la fin mai, au périgée maximum, sur un point de son orbite proche de la Terre. On pourra voir des constellations et des galaxies lointaines et, à chaque saison, il y aura des essaims d’étoiles filantes, les plus belles sont au mois d’août et offrent des nuits romantiques à passer avec le nez vers le haut. La voie lactée est toujours au rendez-vous, vous pouvez la contempler depuis des observatoires solitaires en plein air de l’Île, c’est un fleuve chargé de lumière astrale qui remplit le cœur après l’obscurité hivernale.
À la découverte du cœur de la Sardaigne
D'habiles mains féminines brodent sur le métier des vêtements et des tapis, travaillent su filindeu et d'autres pâtes traditionnelles et décorent su pani pintau, celles de sos maistos modèlent soigneusement des vases en céramique et exécutent des incrustations sur les arresolzas et les bijoux en filigrane. Dans les cuisines des cortes on enfourne su carasau et on farcit pan’e saba, pistiddu et durchicheddos. Les menuisiers sculptent le bois de sas cascias, les forgerons battent le fer avec maestria, les paysans pressent les raisins qu'ils viennent de récolter et les bergers préparent la ricotta. En attendant, les hôtes, penchés sur les belvédères, savourent les délices, accompagnés de vins corsés. Et ils parlent avec les artisans à la découverte des usages d'autrefois. L'Automne en Barbagia est un voyage au ‘cœur’ de la Sardaigne, une exposition itinérante d'authenticité et de traditions de la Barbagia. Les fins de semaine de quatre mois seront animés par des excellences culturelles, artisanales et œnogastronomiques. Tout ceci à l'intérieur des maisons ‘a corte’ des bourgs et des villes. Chaque communauté avec ses vocations.
Le charme mystérieux du Carnaval en Sardaigne
Avec l’allumage des feux de joie spectaculaires en l’honneur de saint Antoine Abbé, un rite ancien et solennel répandu dans de nombreux bourgs de l’île, la Sardaigne reprend son âme et son enthousiasme avec le Carnaval. Su Karrasegare possède tant de visages : chaque communauté le célèbre selon ses propres codes, vocations et particularités. Le 17 janvier, les feux de Saint Antoine en marquent traditionnellement le début, la fin coïncide avec le Mercredi des Cendres, dont la célébration la plus intéressante se trouve à Ovodda. Ce sont les premiers événements de l’année qui animent un peuple qui revit chaque hiver des rites transmis depuis des siècles. Sacré et profane, passion et identité, rythmes cadencés et élans enivrants, comme à Gavoi, avec le son festif des tumbarinos (joueurs de tambours). Dans tous les villages, du nord au sud de l’île, durant la fête, vous pourrez savourer les délices typiques du Carnaval : fèves et lard, pistiddu et coccone, zeppole (beignets) et du bon vin.
Safari made in Sardinia
Pour eux la Sardaigne est comme un parc étendu, un havre de paix d’oasis naturelles et de réserves protégées, même dans des paysages infinis où aucun panneau ne signale leur présence. Les quelques habitants de l’Île laissent suffisamment d’espaces à la nature tenace, animé par un esprit vif, l’habitat idéal pour de nombreuses créatures sauvages. Des animaux qui, sans la limite de la mer, auraient erré loin de leur terre et auraient perdu leurs caractéristiques particulières et probablement la liberté de vivre comme ils savent si bien le faire. De petits chevaux, des ânes, des mouflons, des cerfs, des aigles, des vautours fauves sont ici depuis toujours, d’autres arrivent ici pour passer l’hiver et, atteints du mal de Sardaigne, ne repartent pas. Comme les flamants roses qui nidifient dans les zones humides derrière les plages, colorant de rose les paysages lagunaires de l’Île.
Perdas fittas entre terre et ciel
Des lieux enveloppés de légendes et d’attraits, un monde ancestral qui parle à travers d’énormes pierres. C’est l’atmosphère que vous respirerez à Pranu Mutteddu de Goni et Bir’e Concas de Sorgono, dans le cœur verdoyant de l’Île, où des centaines de menhirs se concentrent : solitaires, en couples, en cercle ou en longues rangées qui symbolisent des parcours naturels, probablement orientés selon des phénomènes célestes. De la magie, de la sacralité et une puissance magnétique, comme dans la célèbre Stonehenge, mais ici les menhirs sont plus anciens et nombreux.
Plantées ‘au couteau’ dans le sol, les perdas fittas (les pierres, en sarde) s’élèvent vers le ciel entourés d’un paysage féérique : des bois de chênes séculaires, des prés de cyclamens et d’orchidées sauvages, des arbustes de lavande et de myrte qui parfument l’air. Même le ciel joue son rôle, le soleil filtre entre la nature vigoureuse et fait briller d’une lumière douce les énormes pierres à la forme allongée et effilée. Ils sont le refuge de l’âme, des lieux sensoriels qui enflamment l’imagination : tout ceci est-il réel ou s’agit-il d’une fable racontée par la nature ?
Une étreinte chaleureuse de la mer
Les brises et la houle dérobent à la mer un riche aérosol de sels et d’ions minéraux qui enveloppe les côtes de l’Île d’air pur, à respirer lentement et à pleins poumons. Extraordinairement belle, saine et pleine d’éléments précieux, elle se brise ensuite sur les paysages marins toujours différents, de petites îles, baies, plages de sable, quartz et coraux et des terrasses fantastiques de rochers. Ils deviennent tous d’exclusifs spas sur la mer sans limites d’horaires et de règlements, sans frais ils offrent le top du bien-être au naturel, eau, soleil, pierres, coquilles, rochers et sable. Ce sont les gymnases accueillants en plein air toujours ouverts pour tous ceux qui veulent se ressourcer en toute liberté et se débarrasser de leurs problèmes. Généreux mais fragiles ils demandent uniquement à être respectés car ils demeurent une réserve précieuse de bien-être, pour toujours et pour tous.
Scénographie sous le ciel étoilé
« Les îles du cinema » est un circuit de quatre festivals sur les îles mineures de la Sardaigne. Tavolara devient à la mi-juillet une immense salle sous la voûte étoilée, pour la Notte in Italia (nuit en Italie). Créé en 1991, ce pittoresque rendez-vous, devenu depuis un classique du paysage national, se concentre sur les réalisateurs et la créativité du cinéma italien. La rencontre et la connaissance entre public, artistes et responsables ont déjà lieu sur les bateaux qui rejoignent l’île au départ de Porto San Paolo, près de San Teodoro au sud d’Olbia. Dans trente ans, la crème du cinéma italien a foulé le seul tapis rouge qui trempe directement dans la mer, dans le cadre splendide de l’aire protégée de Tavolara-Capo Coda Cavallo. Le vernissage de «Una notte in Italia» 2024 mardi est 16 juillet, à la Peschiera di San Teodoro. Deux jours plus tard, le festival se déplace sur la petite place au bord de la mer à Porto San Paolo, tandis que du vendredi 19 jusqu'au dernier soir du dimanche, les spectacles se déroulent dans l'immense salle sous les étoiles de Tavolara, la montagne de granit qui s'élève de la mer.
L’exposition de l’Artisanat
L’essence de la Sardaigne est dans la trame d’un filé, dans les broderies d’un tapis et dans les formes d’une élégante robe traditionnelle. Son esprit est ‘tressé’ par des mains habiles dans une corbula de jonc ou d’asphodèle, il est enchâssé dans une maille filigrane, la technique par excellence de l’orfèvrerie sarde. La lumière de l’Ile brille dans une lame d’arresoja, dans le reflet d’un objet en verre ou dans le rouge intense d’un collier en corail. Son feu brûle dans la forme d’un meuble en fer forgé. Son âme est dans une sculpture en pierre, un symbole archaïque d’une terre millénaire. Connaitre la Sardaigne signifie s’enfoncer dans son identité la plus profonde et authentique à travers les techniques de décoration d’une scivedda (un récipient en céramique) et de gravure du bois d’une cascia (coffre nuptial) et de masques de carnaval, elle est dans le tannage des peaux pour en obtenir des chaussures ou des selles. L’artisanat artistique, traditionnel et de design, est l’âme vitale de la Sardaigne, un élément culturel essentiel d’un peuple qui transmet avec fierté des connaissances et des compétences séculaires.
Voyager avec goût
Frue, burrida, civraxiu, fregula, malloreddusu, casizolu, pani frattau, filindeu, tzilicca... Aucune préparation ad hoc pour ravir les palais, des notes simples et recherchées, des saveurs délicates et robustes associant savamment les produits terre-mer, des parfums d’assaisonnements spéciaux, des huiles extra vierges aux herbes sauvages. La gastronomie sarde est caractérisée par des gestes antiques et des rituels qui exaltent toute la maîtrise de la cuisine traditionnelle. Une gastronomie qui laisse les jeunes chefs s’exprimer et filtrer l’âme de leur terre à travers des plats ancrés dans les mémoires et dans l’histoire, une âme qui ne cesse de changer d’un lieu à l’autre. La Sardaigne est une terre de mélange où rien ne ressemble. Chaque village a ses propres traditions, sa propre culture, sa propre langue. La célèbre douceur « pas si douce » n’échappe pas à la règle. Pour la déguster à Nuoro, vous devrez demander une sevada, tandis qu’à Cagliari il vous faudra demander une seada. Dans d’autres parties de l’île, vous la trouverez également sous les noms de sebada, seatta ou encore sabada. Vous aurez à chaque fois l’impression de redécouvrir les nuances de ce dessert. Selon la ville, le fromage utilisé sera différent : pecorino ou lait de vache, cuit ou cru. Sans oublier le miel ajouté en fin de cuisson, délicat au Sud, plus âpre dans d’autres territoires.